mercredi 28 septembre 2016

Les vidéos de Gui-Home

Nouvelle coqueluche des ados,  Gui-Home s'appelle en réalité Guillaume Wattecamps. Ce jeune Namurois de 24 ans a fait des études de communication. Il commence par réaliser des petits sketchs enregistrés dans sa chambre qu'il envoie à ses amis via son smartphone. Ceux-ci l'incitent ensuite à les diffuser sur YouTube et Facebook. Le succès est très vite au rendez-vous, et beaucoup de jeunes se retrouvent dans ses sketchs racontant la vie quotidienne d'un étudiant. Repéré par l'humoriste François Pirette,  Gui-Home présente actuellement un spectacle. Voici quelques-unes de ses vidéos :

https://www.youtube.com/watch?v=Ja4V-1h9FxQ



vendredi 23 septembre 2016

186ème anniversaire de la révolution belge

Ce samedi après-midi, la Ville de Bruxelles, l'asbl Pro Belgica et les Volontaires 1830 de Bruxelles co-organisent le 186ème anniversaire de la révolution belge (programme complet :  http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2016/08/agenda-186eme-anniversaire-de-l-belge.html)

Petit rappel historique...

Suite au Congrès de Vienne de 1815, le Benelux actuel (Belgique, Pays-Bas et grand-duché de Luxembourg) est réuni pour former un seul pays :  le royaume des Pays-Bas sur lequel règne Guillaume d'Orange.

Le 25 août 1830, à l'occasion des 59 ans de Guillaume d'Orange, a lieu au théâtre de la Monnaie à Bruxelles la représentation de "La Muette de Portici", un opéra en cinq actes qui exalte les sentiments patriotiques en racontant la révolte du peuple de Naples contre la domination espagnole au 17ème siècle. L'enthousiasme monte dès le deuxième acte lors de cette chanson : "Amour sacré de la Patrie, rends-nous l'audace et la fierté. A mon pays, je dois la vie. Il me devra la liberté". Les spectateurs sortent du théâtre en criant "Aux armes" et "Au National". Une émeute éclate, la foule saccage l'imprimerie du "National", journal officieux du gouvernement, et les maisons de plusieurs agents ministériels.

Devant l'inaction des autorités, quelques hommes résolus organisent le lendemain une garde bourgeoise avec Emmanuel van der Linden d'Hoogvorst comme chef. Ils forment des compagnies de volontaires et prennent comme signe de ralliement les couleurs de la révolution brabançonne (le noir, le jaune et le rouge). Le 26 et le 27 août, l'émeute se déplace vers les faubourgs de Bruxelles et tourne à la révolte sociale. La destruction de machines et les vols décident les bourgeois à renforcer la garde bourgeoise qui ouvre le feu sur les pillards. Les premiers morts de la révolution de 1830 sont des Belges tués par d'autres Belges...

Pendant ce temps,  Guillaume d'Orange (informé seulement le 27 des événements!) envoie en Belgique une armée de 6.000 hommes commandés par ses deux fils, et reçoit à La Haye les catholiques Frédéric de Merode, François de Sécus et Emmanuel d'Hooghvorst, et les libéraux Alexandre Gendebien et Joseph Palmaert. Le 30 août, l'arrivée des Hollandais à Vilvorde énerve les Bruxellois qui prennent les armes et élèvent des barricades. Le fils aîné du Roi renonce à un coup de force et fait son entrée dans la ville le 1er septembre avec quelques officiers sous la protection de la garde bourgeoise. Après deux jours de négociations, il repart aux Pays-Bas pour montrer à son père le projet de séparation administrative suggéré par les notables bruxellois. Le prince fait reculer ses troupes des portes de Bruxelles à Anvers.

Mais des émeutes éclatent dans les villes. Des bandes de volontaires s'y organisent et se préparent à rejoindre les patriotes de la capitale (par exemple : un groupe de volontaires part le 4 septembre de Liège, menés par Rogier et accompagnés du célèbre Charlier à la jambe de bois). Le 3 septembre, le Roi signe la démission de son ministre impopulaire Van Maanen. Les députés belges sont convoqués à La Haye le 8 septembre.

Profitant du désarmement de la garde bourgeoise les 19 et 20 septembre, le roi Guillaume ordonne à son fils Frédéric de marcher sur Bruxelles pour rétablir l'ordre. Cette décision enflamme le patriotisme et galvanise la foule. Les renforts arrivent d'un peu partout. Les Hollandais pénètrent dans la ville le 23 septembre et se heurtent à des barricades, au feu nourri des volontaires et à la colère de la population. Le lendemain, les volontaires nomment Juan Van Halen, commandant en chef des patriotes.

Le 26 septembre, la commission administrative devient le gouvernement provisoire, composé d'Alexandre Gendebien, du général baron van der Linden d'Hoogvorst, du baron André Jolly, du comte Félix de Merode, de Charles Rogier et de Sylvain van de Weyer, rejoints deux jours plus tard par Louis De Potter. Le gouvernement provisoire s'attribue tous les pouvoirs jusqu'à la convocation d'une assemblée constituante. Après quatre jours de combat, les Hollandais quittent le parc de Bruxelles dans la nuit du 26 au 27 septembre. La victoire des insurgés provoque l'arrivée des patriotes dans la capitale. Revenu d'exil, Louis De Potter est accueilli en héros le 28 sur la grand-place de Bruxelles. Le 4 octobre, le gouvernement provisoire proclame l'indépendance des provinces belges.

Le 4 novembre, les représentants de l'Angleterre, l'Autriche, la France, la Prusse et la Russie réunis à Londres impose aux Hollandais et aux Belges l'évacuation mutuelle de leurs territoires. Le 10 novembre, le Congrès National vote trois décrets importants :  l'indépendance du peuple belge, la monarchie héréditaire et la déchéance de la famille d'Orange-Nassau. Il rédige ensuite la nouvelle constitution belge.

Le Congrès National propose la couronne de Belgique au duc de Nemours, fils du roi Louis-Philippe, mais son père refuse car il craint l'hostilité de l'Angleterre. Le Congrès National est donc contraint d'instaurer, en février 1831, une régence en la personne du baron Surlet de Chokier. Le 4 juin, ils proposent au prince Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha, veuf de la princesse Charlotte d'Angleterre, de devenir le premier roi des Belges. Il accepte et prête serment le 21 juillet 1831 sur la place Royale à Bruxelles.

mercredi 21 septembre 2016

11 médailles belges aux Jeux Paralympiques

Les Jeux Olympiques et Paralympiques de Rio ont été bien meilleurs pour notre pays que ceux de Pékin en 2008 et de Londres en 2012 :  la Belgique a récolté six médailles aux Jeux Olympiques et onze médailles aux Jeux Paralympiques. Je voudrais adresser un gros coup de chapeau aux sportifs du Comité Paralympique Belge qui ne bénéficient malheureusement de l'intérêt des médias, des sponsors et du grand public...qu'une fois tous les quatre ans. Leurs salaires sont également beaucoup moindres. Pourtant, ils ont bien plus de mérite! Leur parcours de vie ne peut que susciter admiration et émotion. Aussi, un grand BRAVO à eux !!!

La Belgique a donc ramené cinq médailles d'or (deux pour Peter Genyn en athlétisme, les pongistes Laurens Devos et Florian Van Acker, l'amazone Michele George), trois médailles d'argent (le cycliste Kris Bosmans, l'athlète Marieke Vervoort et l'amazone Michele George), trois médailles de bronze (le joueur de tennis Joachim Gérard, l'athlète Marieke Vervoort, et le trio de handbike Jean-François Deberg/Christophe Hindricq/Jonas Van de Steene).  Saluons en particulier Marieke Vervoort qui a profité de ces jeux pour mettre un terme à sa carrière sportive. Sa dégénérescence musculaire la faisant de plus en plus souffrir, elle n'a pas caché qu'elle pensait à une procédure d'euthanasie "lorsqu'il y aura plus de mauvais jours que de bons" , pour reprendre ses propres mots.


vendredi 9 septembre 2016

A lire sur mes deux autres blogs...

Sur mon blog consacré aux écrivains belges :


- "Jolie libraire dans la lumière" (Frank Andriat) :  http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2016/08/joli-libraire-dans-la-lumiere-frank.html


- Saison 2016/2017 de la Maison de la Poésie de Namur :   http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2016/08/saison-20162017-de-la-maison-de-la.html


Sur mon blog consacré à la famille royale belge :




- Mathilde et les Objectifs de Développement Durable de l'ONU :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2016/08/mathilde-et-les-objectifs-de_22.html

lundi 5 septembre 2016

United Music of Brussels (10/09/2016)

C'est une première :  l'Orchestre National de Belgique, le Théâtre Royal de la Monnaie et le palais des Beaux-Arts ont annoncé l'ouverture conjointe de leurs saisons culturelles 2016-2017 par "United Music of Brussels" le samedi 10 septembre. Il s'agit d'une promenade musicale gratuite au cœur de Bruxelles entre 14h et 18h. Les musiciens et chanteurs issus des deux orchestres fédéraux bilingues, des chœurs de la Monnaie et de son académie sortiront de leurs murs à la rencontre du public. Leur parcours débutera à 14h à la place de la Bourse, s'arrêtera dans 16 lieux atypiques de notre capitale, et se clôturera par un concert de 30 minutes aux Halles Saint-Géry. Le répertoire alliera musique classique, tango, airs américains ("West Side Story", p.ex.), etc.

L'intendant de l'Orchestre National de Belgique Hans Waege, le directeur général du Théâtre Royal de la Monnaie Peter de Caluwe et le directeur du palais des Beaux-Arts Paul Dujardin ont expliqué vouloir célébrer Bruxelles avec une initiative positive pour dissiper l'atmosphère pesante lié aux attentats du 22 mars. Personnellement, je trouve que c'est une très bonne idée!  Plus d'infos :  www.unitedmusicofbrussels.be

vendredi 2 septembre 2016

Fermeture de l'entreprise Caterpillar à Gosselies

C'est un coup dur pour l'économie belge :  lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire, le géant américain de génie civil Caterpillar a annoncé aujourd'hui la fermeture totale de son site de Gosselies (province de Hainaut) qui existait depuis 1965 et qui était pourtant bénéficitaire.  2.200 personnes y travaillaient actuellement.... Quelles en sont les raisons?  Le chiffre d'affaires global de Caterpillar à travers le monde est passé de 66 milliards en 2012 à 40 milliards ; aussi souhaitent-ils diminuer leurs effectifs et produire les mêmes équipements ailleurs à moindre coût et moindre investissement. En 2014,  1.400 personnes avaient déjà perdu leur travail sur le site de Gosselies. Aux 2.200 qui viennent s'ajouter aujourd'hui, il faudra aussi malheureusement compter les autres petites entreprises sous-traitantes qui travaillent uniquement ou largement pour Caterpillar. Certains économistes estimaient aujourd'hui qu'environ 6.000 travailleurs pourraient perdre leur emploi suite à la décision de Caterpillar dans une province ayant déjà un important taux de chômage. 

Ayons donc une pensée pour toutes ces personnes et leurs familles qui vont vivre des mois difficiles...

  

vendredi 26 août 2016

La ville d'Anvers

Deuxième port d'Europe après Rotterdam, Anvers (Antwerpen en néerlandais) est la commune la plus peuplée de Belgique avec près de 500.000 habitants. C'est aussi le chef-lieu de la province d'Anvers. Cette ville est aujourd'hui connue pour sa grand-place, ses diamantaires et son zoo (même si celui-ci ne fait plus le poids face au parc Pairi Daiza).

Plus d'infos et de photos sur la ville d'Anvers :   http://journalpetitbelge.blogspot.be/2011/03/la-ville-danvers.html

Plus d'infos et de photos sur le zoo d'Anvers :  http://journalpetitbelge.blogspot.be/2013/02/le-zoo-danvers.html

Plus d'infos sur le Musée Mayer Van den Bergh :  http://journalpetitbelge.blogspot.be/2011/01/le-musee-mayer-van-den-bergh-anvers.html

Plus d'infos sur le Musée Aan de Stroom :  http://journalpetitbelge.blogspot.be/2011/05/inauguration-du-museum-aan-de-stroom.html

lundi 22 août 2016

Décès du musicien belge Toots Thielemans

Né à Bruxelles en 1922, Toots (de son vrai prénom Jean-Baptiste) Thielemans grandit dans le quartier populaire des Marolles où ses parents tiennent un café. Il découvre l'harmonica en 1938 et se passionne pour le jazz durant la guerre. En 1952, il émigre aux Etats-Unis où il joue avec Charlie Parker. Le célèbre clarinettiste new-yorkais Benny Goodman lui propose de participer à sa tournée européenne. En 1962, Toots compose "Bluesette" qui lui vaut une renommée internationale. Devenu une référence dans le milieu du jazz, il a joué notamment avec Charlie Parker, Ella Fitzgerald, Quincy Jones, Frank Sinatra, Ray Charles, etc. Il sera titré baron par le roi Albert II. En 2014, il met un terme à sa carrière. Toots Thielemans est décédé ce lundi à l'âge de 94 ans.

Vous pouvez l'écouter sur youtube.com/user/tootsthielemans

dimanche 21 août 2016

Six médailles pour la Belgique aux JO de Rio

Notre pays a remporté six médailles (deux d'or, deux d'argent et deux de bronze) aux Jeux Olympiques de Rio. Cela ne nous était plus arrivé depuis 20 ans... (3 à Londres en 2012, 2 à Pékin en 2008, 3 à Athènes en 2004, 5 à Sydney en 2000 et 6 à Atlanta en 1996). Voici nos médaillés :

- Médaille d'or pour Greg Van Avermaet en cyclisme

- Médaille d'or pour Nafissatou Thiam en athlétisme (heptathlon)

- Médaille d'argent pour Pieter Timmers en natation

- Médaille d'argent pour notre équipe nationale masculine d'hockey sur gazon

- Médaille de bronze pour Dirk Van Tichelt en judo

- Médaille de bronze pour Jolien D'Hoore en cyclisme

Bravo à tous!

mercredi 17 août 2016

"Frédéric François, c'est mon histoire" (Brice Depasse)

"Brice Depasse, vous venez de publier la biographie officielle du chanteur Frédéric François. Comment est né ce projet?
- Avec Frédéric François, on se croise régulièrement depuis les années 90. C'est lors de l'une de ces rencontres qu'on a abordé l'idée d'écrire sa biographie. C'était un prolongement de mon boulot de journaliste : j'allais écrire la méga-giga story de sa vie, de façon populaire avec des dialogues. Un peu à la manière de Marc Lévy et Guillaume Musso. C'est sans doute ce côté vivant de la bio qui l'a séduit.

- Pendant plus de 200 pages, vous racontez comment Fransesco Barracato est devenu Frédéric François. Qu'est-ce qui vous a marqué le plus dans son histoire?
- En fait, je me suis rendu compte que j'ignorais beaucoup de choses sur lui. Mais ce qui m'a sans doute le plus marqué, c'est le récit de son intégration en Belgique. Frédéric en parle d'ailleurs très bien dans le livre. S'il était considéré comme un Italien en Belgique, et était donc un peu rejeté, il explique qu'il était perçu comme un Belge lorsqu'il retournait en Sicile. Pour un jeune qui se construit, çà peut être très compliqué à vivre. C'est là qu'on comprend que son enfance n'a pas toujours été une partie de plaisir. Et c'est sans doute aussi pour çà que sa famille a une grande importance pour lui.

- Vous écrivez que c'est sa famille qui a lancé sa carrière?
- C'est exact. Sa femme, par exemple, la beaucoup soutenu quand ils n'étaient encore que de jeunes mariés. Et puis, il y a aussi son père Giuseppe... Contrairement aux parents de Serge Gainsbourg, "Peppino" a encouragé Frédéric François à suivre sa voie. Concrètement, c'est lui qui a investi dans un micro pour que son fils puisse poser sa voix lorsqu'il chantait. C'est grâce à ce genre de coup de pouce que "Frédo" a appris à ne pas hurler en public pour se faire entendre. Et c'est ce qui lui a notamment permis de remporter des radiocrochets au début de sa carrière.

- Est-ce qu'on peut dire que la carrière de Frédéric François tient du miracle?
- Plus encore que de miracle, on peut parler d'acharnement. De la part de Frédéric François, son père et sa femme, mais aussi de la part de son producteur Constant Defourny qui ne l'a jamais abandonné, malgré le fait qu'ils se prenaient bide sur bide avec leurs premiers 45 tours.

- Qu'est-ce qui fait son succès finalement?
- Il a fait ce que la grande majorité des autres artistes n'a pas fait : il est toujours resté fidèle à son propre style musical, il a toujours suivi la même ligne de conduite en mêlant chanson italienne et variété française. Et ce, peu importe les étiquettes qu'on lui a collé au fil des années.

- Peut-on dire de lui que c'est un des phénomènes de la chanson française au même titre que Johnny Halliday par exemple?
- Sa popularité parle pour lui en tout cas. Excepté une courte période de cinq, six ans, de la fin des années 70 au début des années 80, où il a connu un creux, Frédéric François est toujours resté au top.

- Pensez-vous qu'il chantera encore longtemps?
- C'est son vœu en tout cas. Mais ce qu'il souhaite plus que tout, c'est continuer à chanter sur scène. Pour çà, il est un peu comme Paul McCartney : il ne va plus jamais redescendre de la scène. Donc, tant qu'on lui proposera de belles salles, on risque encore de le voir quelques années sur scène....".

"Frédéric François, c'est mon histoire" de Brice Depasse, éditions La Renaissance du Livre, 221p.